Avant 2002, à l’époque des frontières et des monnaies nationales, étions-nous des états du tiers monde ?

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Ici, Frédéric LORDON évoque le tabou du « retour aux monnaies et frontières nationales » , dont les journalistes totalement acquis au système, se font les défenseurs inconditionnels, et ceci, sans même comprendre réellement leur propre position, comme des chiens de garde bien dressés réagissant sans comprendre ! … Alors, c’est oublier un peu vite qu’avant 2002, la France et les autres pays Européens commerçaient entre eux librement, que la croissance était de 3% et que l’emploi était en meilleur état. Bref, ces pays échangeaient et vivaient, les personnes se déplaçaient librement et les frontières n’étaient pas « Soviétisées » ! Frédéric Lordon évoque même la fermeture des bourses comme étant une mesure salvatrice, certes pas pour les spéculateurs, mais pour l’économie réelle et industrielle. La question qu’il faudrait se poser au final est celle ci: « pourquoi l’Angleterre a conservé sa monnaie nationale et ses frontières » ? Les anglais seraient-ils suicidaires ? ou bien visionnaires ? (suite…)

Quel avenir pour la finance internationale et les banques ?

imgresFrédéric LORDON est invité par Frédéric Taddeï, et débat en compagnie d’un panel d’idées fort divergentes mais courtois. Il est clair aujourd’hui que nous sommes entrés dans un cercle vicieux: Les banques se sont rendues maîtresses des systèmes censé les surveiller et les modérer. De ce fait, elles en arrivent aujourd’hui à représenter une puissance plus importante que les états vis à vis desquels elles sont en théorie soumises, d’autant qu’elles ont tellement internationalisé leur structure, que les états eux-même ne savent plus vraiment ce qui ressort de leur juridiction ou pas. Les risques de ces banques n’étant plus vérifiés ni contrôlés, elles ne craignent désormais plus de faillite, puisque les états seront contraints de ne pas laisser s’effondrer le système. Il s’agit bien là d’un chantage à l’échelle planétaire: Si je gagne de l’argent: c’est pour moi, si j’en perds: c’est pour vous… en d’autre termes, les banques sont devenues un casino truqué où elles nous disent << Face je gagne, Pile tu perds >>. La question de la nationalisation des banques pourrait être posée, mais l’interdépendance des économies rend la chose difficile, voire au conséquences redoutables et telles que des guerres civiles. La dernière question à se poser sera donc: Une violence imposée par le diktat des banques ? ou une violence que nous nous imposerions pour nous réapproprier ce pouvoir. Mais dans tous les cas, cela ne se fera pas sans douleur !

 

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