Et pendant ce temps, à Paris, la loi Macron protège les multi-nationales et punira les lanceurs d’alerte

Le "secret des affaires"

Deux décisions favorables aux grandes entreprises viennent d’être prises coup sur coup par les députés socialistes. L’une introduit le « secret des affaires » dans le droit français. L’autre repousse l’adoption d’un « devoir de vigilance des sociétés-mères » qui aurait permis de poursuivre les entreprises dont les sous-traitants à l’étranger portent atteinte aux droits fondamentaux.

Le projet de loi Macron n’en finit pas de révéler des mesures passées inaperçues. Au milieu du marathon parlementaire, un amendement du rapporteur socialiste du texte, Richard Ferrand, introduisant dans le droit français la notion de secret des affaires, a été adopté la semaine dernière en commission (phi-europe: combien cet homme a t-il été payé par les multinationales ?). Il permettrait de faire condamner les personnes divulguant des informations considérées comme secrètes. Il a toutes les chances d’être adopté cette semaine, alors que la loi Macron est discutée en séance plénière de l’Assemblée nationale.

L’atteinte au secret des affaires serait puni de trois ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende, voire « sept ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende lorsque l’infraction est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France ». (phi-europe: Souveraineté ? laquelle ?) (suite…)

L’entreprise-vampire

entreprise-requin

A cause de leur inefficience croissante, les grandes entreprises ne sont plus capables de créer de la valeur, mais seulement « d’aspirer » la richesse des autres acteurs économiques, du corps social, et des états… Pour satisfaire les exigences des marchés financiers, les entreprises doivent afficher une croissance annuelle des bénéfices d’au moins 20%. Pour la plupart des entreprises, une telle performance est impossible avec une croissance économique globale qui n’est que de 2 à 4%.  (suite…)